Qu’est-ce qu’un aidant familial ?

Un aidant ou aidant familial est une personne qui apporte régulièrement son soutien à titre non professionnel à une personne dépendante de son entourage, pour effectuer les actes de la vie quotidienne.

Nombreuses sont les personnes qui sont aidants sans même le savoir. Parents, conjoints, enfants, vous êtes actuellement près de 11 millions d’aidants en France. Ce statut est désormais reconnu et vous confère des droits.

Aidant familial : un rôle difficile à assumer au quotidien

Être aidant représente une charge de travail de tous les jours. Cela exige de s’acquitter des tâches quotidiennes comme le ménage et les courses, la toilette et les repas, mais aussi des soins de santé, de la prise de rendez-vous médicaux ou de la gestion des formalités administratives de la personne accompagnée. Ce rôle devient une priorité.

Cette aide apportée a un impact sur la vie personnelle de l’aidant. Source de stress et de fatigue, elle les expose à un risque plus important de dépression.

Dans la vie professionnelle, être aidant familial est source de difficultés : peu souhaitent en faire part à leur hiérarchie, par souci de discrétion ou par peur de répercussion négative sur leur évolution professionnelle

8 aidants sur 10 reconnaissent éprouver des difficultés à concilier ce rôle avec leur travail, et pour près de la moitié avec leur vie de famille et leur vie sociale.

Quels sont les droits et les aides pour les aidants familiaux ?

La loi de l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) est entrée en vigueur le 1er Janvier 2016. Elle renforce les mesures en faveur du maintien et de l’accompagnement à domicile. Elle accorde également davantage de droits aux aidants familiaux qui disposent désormais d’un vrai statut juridique. 

L’État a également mis en place différentes ressources afin que les aidants puissent bénéficier d’aides financières.

Congé du proche aidant

Le congé de proche aidant vous permet de cesser ou d’aménager votre activité professionnelle pour venir en aide à un proche handicapé ou en perte d’autonomie résidant en France. Depuis le 1er octobre 2020, le congé du proche aidant est rémunéré. Le montant de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) est de 64,54€ par jour et 32,27€ pour une demi-journée.

Il est ouvert à tout salarié justifiant au moins 1 an d’ancienneté dans son entreprise. La durée maximale est de 3 mois renouvelables et ne peut pas dépasser 1 an sur l’ensemble de votre carrière professionnelle.

Vous pouvez y prétendre si vous vivez en couple avec la personne aidée, si elle fait partie de votre famille ou de celle de votre conjoint (ascendant, descendant ou collatéral jusqu’au 4e degré) ou si vous résidez avec la personne et entretenez des liens étroits et stables avec elle.

Pour faire une demande de congé de proche aidant, il vous suffit de vous adresser directement à votre employeur au minimum 1 mois avant la date de début. Le salarié doit également joindre certains documents.

Congé de Solidarité Familiale (CSF)

Le Congé de Solidarité Familiale permet à un salarié de s’absenter de son travail pour assister un proche dont le pronostic vital est engagé. Ce congé s’adresse principalement aux personnes dont un membre de la famille est en fin de vie.

Conditions d’éligibilité
Le salarié doit justifier de la gravité de l’état de santé du proche par un certificat médical.
Le proche doit être un ascendant, un descendant, un frère, une sœur, ou une personne partageant le même domicile que le salarié.

Durée du congé
Le CSF est d’une durée maximale de 3 mois, renouvelable une fois, soit une durée totale possible de 6 mois.
Le congé peut être pris de manière continue ou fractionnée, ou sous forme de temps partiel.

Procédure de demande
Le salarié doit informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre décharge, au moins 15 jours avant le début du congé.
Un certificat médical doit être fourni pour attester de la situation de fin de vie du proche.

Rémunération et indemnisation
Le CSF est un congé sans solde, ce qui signifie que le salarié ne perçoit pas de salaire pendant cette période.
Toutefois, le salarié peut bénéficier de l’Allocation Journalière d’Accompagnement d’une Personne en Fin de Vie (AJAP) pour compenser la perte de revenu.

Congé de Présence Parentale (CPP)

Le Congé de Présence Parentale permet à un salarié ou à un fonctionnaire de s’absenter de son travail pour s’occuper d’un enfant à charge dont l’état de santé nécessite une présence soutenue et des soins contraignants.

Conditions d’éligibilité
Le salarié doit fournir un certificat médical attestant de la nécessité d’une présence soutenue auprès de l’enfant en raison de son état de santé.
L’enfant doit être à charge du salarié (âgé de moins de 20 ans).

Durée du congé
Le CPP est accordé pour une durée maximale de 310 jours ouvrés, à répartir sur une période de 3 ans.
Le congé peut être pris de manière fractionnée ou sous forme de temps partiel, selon les besoins de l’enfant et les conditions du salarié.

Procédure de demande
Le salarié doit informer son employeur de sa demande de congé au moins 15 jours avant le début du congé, sauf en cas d’urgence justifiée par l’état de santé de l’enfant.
Un certificat médical doit être fourni pour justifier la demande.

Rémunération et indemnisation
Le CPP n’est pas rémunéré, mais le salarié peut bénéficier de l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) pour compenser la perte de revenu.
Le montant de l’AJPP est fixé par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et dépend de la situation familiale et financière du salarié.

Droit au répit

Aider un proche, qui plus est dépendant ou en situation de fragilité, peut s’avérer épuisant moralement et physiquement pour la famille. Des solutions sont proposées aux aidants afin qu’ils disposent de temps libre.

1

Un accueil de la personne dépendante en hébergement temporaire, de jour ou au sein d’une famille agréée par le conseil départemental.

2

L’accompagnement à domicile
de la personne par des professionnels
et le portage de repas.

3

Des vacances ou « séjours répit »
organisés par des associations ou organismes
tels que France Alzheimer ou Vacances Répit Familles

Droit à une rémunération et à des compensations

Un bénéficiaire de l’APA ou de la PCH peut rémunérer un aidant sauf s’il s’agit de son conjoint, concubin ou partenaire de PACS. La rémunération s’élève à 14,04 € brut/h minimum. Dans le cadre de la PCH, les parents, enfants, retraités ou travailleurs à temps plein ne sont pas éligibles, sauf si la personne nécessite une aide totale. Dans ce cas, l’aide humaine de la PCH peut servir à dédommager l’aidant sur la base de 50% du SMIC horaire net applicable aux emplois familiaux, soit 3,94€/h ou 5,91€/h si l’aidant quitte son activité professionnelle ou la réduit.

Un aidant découvre qu'il peut bénéficier d'aides financières spécifiques

Droit à la retraite

L’aidant familial s’occupant d’une personne handicapée (adulte ou enfant) à domicile peut être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse sur régime général sous certaines conditions. L’aidant pourra ainsi valider des trimestres sans avoir à cotiser.

La personne handicapée doit être atteinte d’incapacité permanente d’au moins 80% reconnue par la Commission des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Il doit également exister un lien de parenté.

Droit à la formation

La loi Montchamp de 2005 sur l’égalité des droits et des chances stipule que les aidants peuvent bénéficier de formations. Dispensées par des professionnels de santé, elles ont pour but de faciliter leur quotidien et de protéger leur santé, ainsi que celle de la personne aidée.

Les organismes de formation sont multiples comme la Croix-Rouge, la Protection Civile ou encore des associations et collectivités territoriales.

Les savoirs enseignés peuvent concerner :

  • les gestes du quotidien ;
  • les gestes de premiers secours ;
  • l’accompagnement psychologique ;
  • ou encore la psychomotricité.

Quels sont les lieux d’information pour les aidants ?

Plusieurs lieux existent en France pour être conseillé et accompagné lorsqu’on est aidant familial. Ces lieux d’information permettent de connaître les aides auxquelles vous avez droit et de partager son vécu d’aidant grâce à des groupes de parole ou à des sorties collectives par exemple.

CLIC

Centre Local d'Information et de Coordination

MDPH

Maison Départementale
des Personnes Handicapées

CCAS

Centre Communal d’Action Sociale

Passer le relai quand on est aidant : Amelis vous accompagne

Depuis 2002, Amelis apporte une aide à domicile aux personnes âgées ou en situation de handicap. Nos auxiliaires de vie sont formées pour garantir leur autonomie et rendre leur quotidien plus agréable. Notre intervention permet aux aidants de se ressourcer et de s’accorder un peu de temps libre. Nous intervenons dans plus de 1500 communes en France.

Photo du guide pratique amelis de l'aidant familial

Guide pratique : les droits et les aides destinés aux aidants

Pour en savoir davantage sur les droits et les aides destinés aux aidants, téléchargez notre guide pratique. À l’intérieur, vous trouverez de nombreuses informations sur :

  • Le statut de l’aidant
  • Les droits de l’aidant
  • Les organismes d’information
  • Les solutions pour passer le relai